Une classe inversée en management de la connaissance pour des élèves de 3eme année de licence dans un IUT (Lyon 1).

Partie 1 :
David Vallat enseigne l’économie à l’ IUT Lyon1 et il est chef du département technique de commercialisation. Il a passé un cours en management de la connaissance de niveau Licence 3 en classe inversée.

Le passage d’une modalité traditionnelle à une classe inversée a eu lieu pour l’enseignant à la suite d’une discussion et d’une réflexion menée lors d’une formation en ligne sur l’innovation pédagogique. Cette idée est parti d’une l’impression de l’enseignant de lassitude auprès des étudiants, « l’impression de dire la messe ». Il a cherché à raisonner sur le besoin des étudiants, sur l’instauration d’un autre rapport à l’enseignement. En tant que chef de département, il s’agissait aussi d’organiser une démarche collective.

Après une première tentative peu convaincante menée dans des amphis de 100 étudiants de L1 à L2, l’enseignant a préféré testé ce dispositif dans des groupes de 30 élèves. Il a relevé que l’interaction est plus difficile à créer avec de grands groupes qu’avec des groupes plus restreints. Il relève que ce genre de dispositif n’est naturel ni pour l’enseignant, ni pour l’étudiant et qu’il faut donc compter avec une certaine latence du changement des habitudes. Il relève l’importance d’une séance en début de semestre pour présenter les fondements de sa méthode d’enseignement aux élèves. Le théme de son cours sur l’économie de la connaissance se prête bien à la réflexion métacognitive des étudiants sur l’apprentissage (pourquoi j’apprends ?) .

En concordance avec le thème de son cours, l’enseignant fait des étude de cas. Il fait surtout appel à des ressources externes (textes, vidéos,…) tirés de l’actualité. A ses ressources l’enseignant joint des notes synthétiques de quelques lignes pour contextualiser l’activité. Il donne ses ressources une semaine avant le cours et a un retour actif des étudiants.

Il constate globalement un meilleur investissement des élèves et un renforcement de la cohérence du travail au niveau collectif. Avec ses études de cas, ce sont maintenant les élèves qui proposent la façon dont on commence le cours. Après une première année de mise en place laborieuse, il constate donc une amélioration encourageante des résultats.

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